Digression sur la distance et la désorientation, Kyoto survey est le fruit d'une résidence de 5 mois au Japon. Photographiées dans mon appartement de Shogo-in ou dans les quelques rues adjacentes, ces mises en scène tentent de livrer une image de la ville de Kyoto. Sorte de Field work immobile.

Les photographies livrent ici une parole sans amarres, évoquent l'évanescence des choses. Souvenirs inventés ou mémoire sans sujet, telles la poésie des haïkus, ces mises en scène nous rappellent inéluctablement ce qui advient lorsque l’on voyage.

Là-bas, dans un ailleurs incertain, il advient toujours quelque chose.

Ce quelque chose est de l’ordre de l’infime : c’est une incongruité de vêtement, un anachronisme de culture, une liberté de comportement ... Ce sont encore des symboles, attrapés au vol et courbés d’ethnocentrisme, qui se mèlent et restituent l'atmosphère de cet empire des signes qu’est le Japon.